un peu d’analyse dans ce monde de clics
Le blog en partenariat avec Estives
18

déc
Century 21 est l’agence immobilière qui a le mieux intégré le digital

agences immo classementLe premier Baromètre Estives de l’Activité Numérique®  www.estives.fr/barometres/ établit un classement des grandes enseignes d’agences immobilières en France, pour leur activité numérique non publicitaire. Avec un score de 90/100, Century 21 arrive largement en première position, dans un classement où  les grands réseaux affichent parfois des activités digitales perfectibles. La force de la marque Century 21 explique pour partie cette domination que ses concurrents ne contrent que difficilement sur internet. D’autres enseignes, moins implantées, comme Cythia ou Belvia, apparaissent dans le haut du tableau et font du digital un levier de visibilité, alors même que, selon Les Echos,  80 % des recherches immobilières se font désormais sur le web.

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16

déc
Augmenter son CA et définissant des parcours client hybrides

Borne King JouetsAvec le développement du e-commerce, les spécialistes du digital ont fait leur trou chez les grands acteurs économiques. Problème : la grande majorité des stratégies digitales sont établies en silos, digitales-centrées et ne tiennent pas assez compte du parcours client qui s’affranchit des limites numériques aussi bien que physiques. De plus, il n’y a pas un, mais plusieurs parcours clients. Tester un produit en magasin puis l’acheter au meilleur prix sur internet est pratiqué par 31 % des clients. A l’inverse, ils sont 45 % à regarder en ligne avant d’acheter en magasin. Or, la problématique du web pour de nombreux acteurs nouvellement convertis au digital tient en une seule question : à quel moment la baisse de fréquentation des magasins ne justifie plus les investissements physiques (mètres carrés, personnels de vente…) au profit du e-commerce ? Plutôt que de mettre en opposition les deux canaux, d’autres entreprises s’adaptent aux parcours hybrides de leurs clients et mixent les points de contact. Dans la grande distribution et dans la distribution spécialisée ou la restauration, le drive et le clic & collect se développent. 3 % de la grande consommation serait déjà passés au drive et plus de la moitié des cyber-acheteurs se sont essayé au click & collect. Installer des écrans en magasin génère déjà 5 % du CA des magasins King Jouet. Dans un autre domaine, le site de prêts immobiliers e-immo du Groupe Crédit Agricole a amené 90 % de ses clients dans des agences de la banque, dont la moitié n’étaient pas clients de la banque verte. Définir des parcours clients hybrides, adaptés à chaque typologie de clientèle, est une véritable opportunité pour les commerçants qui disposent d’un réseau de commercialisation en dur.

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12

déc
Le projet Loon de Google pourrait porter Facebook à 2 milliards de membres

LoonGoogle et le CNES ont dévoilé un projet commun baptisé Loon qui consisterait à lancer des ballons à 20 km d’altitude, reliés entre eux par un signal permettant aux populations des territoires couverts d’accéder à une connexion internet de qualité au moins comparable à la 3G. Le projet est d’importance, car si la population mondiale est estimée à 7.2 milliards d’individus, le nombre d’internautes s’établit à 3 milliards. En cause, la mauvaise ou la non couverture par le réseau de pans entiers de territoires. Beaucoup moins coûteux qu’un satellite, les ballons de Google permettraient de donner un accès internet à des millions de nouveaux internautes. On comprend bien l’intérêt de Google, qui vit du trafic web et dont les perspectives plafonnent, mais on peut aussi se projeter sur l’impact pour d’autres grands du web. Facebook revendique 1.3 milliards de membres, soit 44 % des internautes dans le monde. A supposer que le projet Loon donne l’accès à internet à 50 % d’internautes supplémentaires, ce qui porterait le total à 4.5 milliards, le nombre d’abonnés à Facebook pourrait passer à 2 milliards.

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10

déc
Les asset managers font du numérique une opportunité de visibilité

asset management classementLe premier Baromètre Estives de l’Activité Numérique®  www.estives.fr/barometres/ établit un classement des grands acteurs de l’asset management en France. Avec un score de 71/100, Amundi (Groupe Crédit Agricole) arrive en tête, dans un classement où les scores sont perfectibles, 9 des 20 acteurs étudiés n’obtenant pas la moyenne. Pourtant, les asset managers font de l’activité numérique un enjeu de visibilité dans un marché B to B où les usages digitaux sont devenus quotidiens. Preuve que le marché de l’activité numérique est ouvert : 3 des 5 premiers acteurs (Amundi, Carmignac et OFI AM) ne bénéficient pas d’une marque à forte notoriété grand public. Les multiples facettes du web leur donne l’opportunité de rebattre les cartes et les réseaux sociaux leur donne la possibilité d’engager un contact direct avec leurs publics. Dans cette activité où la communication est réglementée, les réseaux sociaux professionnels sont devenus un espace d’opportunité et de risques. L’autorité des marchés (AMF) vient de publier une note de recommandation dédiée aux réseaux sociaux dans laquelle elle rappelle que si les sociétés côtés peuvent utiliser les réseaux sociaux, elles doivent s’appuyer sur une diffusion préalable complète. L’hyper-réactivité ne peut donc pas être la règle ; mais se pose la question des sociétés non côtées.

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8

déc
Comment le digital modifie les achats en points de vente ?

qui est le moins cherSûrement, parfois lentenent, le point de vente s’adapte au numérique. Ecrans, bornes et applications fleurissent aux quatre coins des magasins, pas toujours en cohérence avec les attentes des shoppers, pas toujours cohérentes entre elles. Publicité, expérience d’achat renforcée, information, achats en ligne… la disparité de motivation des distributeurs reflète le manque de vision globale qui s’imposerait. Repartons du client : ils sont 66 % à être équipés d’un smartphone. La digitalisation, ils l’ont dans leur main, ce qui les amènent à zapper les vendeurs dont ils ne voient plus l’utilité que s’ils sont autant connectés qu’eux. Le digital leur donne une approche différente du point de vente : il doit leur permettre de s’orienter, d’essayer, même virtuellement, de commander même si le produit n’est pas disponible en stock, de savoir si le produit est disponible dans un autre magasin, de gagner du temps et surtout de l’argent. Pour les consommateurs, le digital doit être une aide et une complémentarité à leur magasin. Ils amènent les commerçants à repenser leur point de vente avec une vision globale, home to home et incluant le magasin physique et les interactions digitales à l’expérience d’achat.

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2

déc
Les assureurs les plus actifs sur le web sont des bancassureurs

Classement-Assurance 1126Le premier Baromètre Estives de l’Activité Numérique®  www.estives.fr/barometres/ établit un classement des grands acteurs de l’assurance en France. Avec un score de 74/100, deux établissements dominent ce premier classement : BNP Paribas Assurances et Société Générale Assurances. 25 acteurs (compagnies, mutuelles, courtiers) ont été classés selon 5 critères : visibilité, aptitude à la mobilité, présence et audience sur les réseaux sociaux et interactivité. Les bancassureurs dominent le classement : aux deux premiers, s’ajoute Banque Populaire Assurances, 4ème. Plus actifs que les compagnies et les mutuelles et avec une meilleur gestion numérique de leur marque, les bancassureurs savent se rendre plus visibles.  3ème, Axa tire néanmoins son épingle du jeu. Du côté des mutuelles, c’est la Maaf qui se classe le mieux. A noter la position très faible de Crédit Agricole Assurances, 19ème du classement : quand l’activité « banque » se classe première de sa spécialité, l’assurance souffre d’une gestion de portefeuille de marques (Crédit Agricole Assurances, Prédica, Pacifica…) qui émiette sa visibilité numérique et  affaiblit son efficacité digitale

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1

déc
Comment se positionnent les banques françaises selon leur activité numérique ?

Infographie Mapping Banque 1114Le premier Baromètre Estives de l’Activité Numérique®  www.estives.fr/barometres/ dresse  une cartographie de l’activité des grandes  banques de particuliers sur le web. Il délivre une photographie des acteurs du marché selon leurs investissements et leur efficacité numérique Emmenés par BNP Paribas, un groupe d’établissements, les « têtes d’affiche » domine le paysage numérique en France avec la Banque Populaire, HSBC, Crédit Agricole, La Banque Postale, B for Bank et la Société Générale. Plus actifs qu’interactifs, Hello Bank, le Crédit Mutuel et le Crédit Coopératif se distinguent. A l’inverse, le Crédit Immobilier de France et le Crédit Maritime en sont restés au web 1.0, celui de l’investissement sans interaction. Dans cet exercice, le Crédit du Nord fait à peine mieux : représenté sous différentes enseignes, selon les régions, il pénalise sa visibilité numérique dans un secteur très concurrentiel.

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1

déc
BNP Paribas et Crédit Agricole, banques les plus actives sur le web

Infographie Classement Banque 1114Le premier Baromètre Estives de l’Activité Numérique®  www.estives.fr/barometres/  établit un classement des grandes  banques de particuliers en France. Avec un score de 78/100, deux établissements dominent ce premier classement : BNP Paribas et Crédit Agricole. 23 banques de particuliers établies en France avec une couverture nationale ou multirégionale, ainsi que les principales banques en ligne, ont été classées selon 5 critères : visibilité, aptitude à la mobilité, présence et audience sur les réseaux sociaux et interactivité. Ce sont bel et bien les banques historiques qui tiennent le haut du pavé digital. Ce classement révèle leur capacité d’adaptation à la révolution numérique, et la force de la marque, y compris dans l’univers numérique. Les banques en ligne ont certes pris une place significative en peu de temps, mais elles n’apparaissent qu’en milieu de tableau : B for Bank est classée 7ème, Boursorama 8ème, Hello Bank 9ème , ING Direct 13ème. La marque est ainsi un levier très important de l’activité numérique des banques. Celles qui, comme le Crédit du Nord, ont fait le choix de marques régionales, perdent en efficacité. Le Crédit Maritime et le Crédit Immobilier de France ferment également la marche. Elles ont certes des finalités plus sélectives : elles ont cependant, par choix, une activité numérique à minima, surprenante quand ont sait à quel point le digital est désormais au coeur de la relation clients des grandes banques.

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26

nov
Paradoxe digital des petites entreprises et eldorado numérique

We are geonpiSi la transition numérique est maintenant bien ancrée dans les business models des grandes entreprises et nécessairement des e-commerçants, il apparaît au fil des études que les petites entreprises et les artisans prennent le virage numérique avec peu d’élan. Les petites entreprises vivent une forme de paradoxe digital : elles achètent sur internet, mais elles n’y vendent pas ; leurs dirigeants vont sur les réseaux sociaux mais ils ne les utilisent pas pour vendre leurs entreprises. Fin 2012, seules 10 % des PME utilisaient les réseaux sociaux. Fin 2013, seul un artisan sur cinq les utilise. Il ne faut pas sous-estimer pour autant l’apprentissage digital réalisé par les artisans : ils sont 79 % à utiliser internet dans leur travail quotidien. Manque de temps, manque de moyens, manque de compétences… les arguments sont récurrents pour justifier un tel retard. Pourtant, les initiatives de sensibilisation se multiplient, notamment dans les chambres de métiers, et les récentes frondes des pigeons et autres poussins montrent que les petits entrepreneurs sont conscients des vertus du numérique, du moins quand le réseau sert à se faire entendre. Le décalage va donc être comblé à marche forcée : l’artisan 2.0 sera peut-être l’eldorado numérique des prochaines années.

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24

nov
Encyclopaedia Universalis en dépôt de bilan : Wikipedia m’a tuer

Encyclopedia UniversalisEncyclopaedia Universalis a déposé le bilan. L’entreprise en fait un acte de gestion pour repartir sur des bases saines et adaptées au modèle tout numérique qui est le sien depuis 2012. Face-à-face, deux conceptions et deux business models s’opposent. D’un côté, le sourcing universitaire et le modèle payant d’Universalis : c’est le chiffre d’affaires qui fait tourner le modèle. De l’autre, le modèle participatif et gratuit de Wikipedia : ce sont les dons qui financent l’encyclopédie en ligne. Mais le questionnement du modèle économique va plus loin. Pour Wikipedia, la satisfaction des clients s’exprime dans les dons que ceux-ci lui font a posteriori. Pour Universalis, l’équilibre économique provient de la confiance que lui accordent ses clients par le paiement d’un prix a priori. Digital native, Wikipedia n’a pas eu à digérer la transition numérique qui a pesé sur les comptes d’Universalis. Au-delà de ce fait, Wikipedia incarne une nouvelle forme de relation économique basée sur une production participative, la gratuité pour tous et le paiement volontaire. S’il y a de la place sur un marché pour plusieurs concurrents quand chacun fait un chiffre d’affaires, il n’est pas dit que le modèle des dons puisse endurer de multiples acteurs sur un même marché. En tuant sa concurrence, le modèle Wikipedia collectera-t-il toujours des dons quand son image devra endurer son rôle de prédateur de savoir, même malgré lui ?  

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19

nov
La recomposition du marché du e-wallet annonce le décollage du m-commerce

PaylibCrédit Agricole abandonne sa solution Kwixo, qui peinait à décoller, pour rejoindre Paylib et ses banques fondatrices : La Banque Postale, Société Générale et BNP Paribas, déjà rejointes par Crédit Mutuel. Les cinq groupes bancaires couvrent potentiellement les deux tiers des particuliers en France et la solution Paylib permettrait d’équiper 90 % des e-commerçants, dont certains poids lourds comme Voyages SNCF et Price Minister, qui sont déjà affiliés à Paylib. L’alignement des principales banques sur une solution unique promet le décollage du portefeuille électronique en France, les bases clients Kwixo et Paylib fusionnées représentant un million de comptes. C’est la perspective d’une mutation accélérée vers le paiement à partir du mobile et donc l’essor du m-commerce. C’est aussi un renfort à la confiance dans le e-commerce, malmenée par la fraude à la carte bancaire.

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16

nov
Investissements pub : le monde bascule en 2017 aux USA

Investissements pub USL’institut Forrester Research annonce un changement d’ère en 2017 aux Etats-Unis, et donc dans les années suivantes en Europe. A cette date, les investissements publicitaires sur internet dépasseront ceux faits en télévision. Sont inclus dans les investissements interactifs : le search, le display, le social media marketing et l’e-mail marketing. En 2019, le cap des 100 Mds$ d’investissements sera franchi, avec 43 % pour le search et 36 % pour le display. A cette date, le digital représentera 35 % des investissements publicitaires US contre 24 % en 2014, une conquête démarrée il y a 15 ans à peine. Les nouvelles frontières sont le mobile et le social média qui connaîtront les plus fortes croissances. On fait le pari d’un copié-collé en Europe avec quelques années de décalage : à cette échéance, un horizon de quelques années seulement, les usages de consommation des médias auront radicalement changé. Les acteurs qui ne s’y préparent pas aujourd’hui disparaîtront.

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10

nov
Les entreprises les plus numériques croissent 6 fois plus vite

Croissance 6 fois plus rapideCa y est : la France réalise qu’elle a un retard numérique et une formidable opportunité pour booster sa croissance. Le Conseil du Numérique est lancé, qui foisonne d’idées, mais sans attendre ses conclusions, Lemoine a présenté son rapport aux ministères concernés sur la transformation numérique de l’économie française. Celui-ci formalise des propositions, et part d’un postulat : la transformation numérique comporte plus d’opportunités que de risques. Reste à convaincre les entreprises. Si 59 % des français achètent sur internet, seules 11 % des entreprises vendent sur le web. Un décalage aux multiples sources (pas de budget, pas de compétences…) mais dont les entreprises feraient bien de faire une priorité stratégique. Le cabinet Roland Berger estime dans une étude récente que les entreprises les plus mâtures pour leur activité numérique, connaissent une croissance six fois plus rapide que les moins mâtures. Et le bien-être de leurs salariés serait de 50 % supérieur.

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7

nov
Hashtaguer peut être contre productif

AtoudesuitealaposteCoup sur coup, deux exemples de bad buzz rappellent ô combien il peut être dangereux de jouer avec les réseaux sociaux. C’est tout d’abord La Poste qui risque son #atoutdesuitealaposte relayé en affichage et par achat de hashtags sponsorisés. Résultat : une viralité limitée, mais un déversoir de plaintes de clients associées au hashtag. Ce n’est encore rien comparé au #mynew10 lancé par la Banque Centrale Européenne pour relayer un concours de selfies destiné à populariser le nouveau billet de 10€ : une avalanche de moqueries à l’échelle de l’Europe. Dans les deux cas, deux institutions dont l’image est écornée par l’histoire et qui génèrent des réactions négatives d’autant plus regrettables que 1) elles ont été sollicitées par leurs émetteurs et 2) ce sont leurs promoteurs qui donnent la tribune à leurs détracteurs. Dans les deux cas, on a peut-être succombé à la volonté de « rester dans le coup » en adoptant des codes de communication pour lesquels ces annonceurs ne sont pas prêts, ou tout simplement, a-t-on sous-estimé le mécontentement des usagers. Les fondamentaux de la communication restent valables avec les réseaux sociaux, à commencer par communiquer sur ce sur quoi la marque est crédible.

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4

nov
Captologie, réseaux sociaux et influence

CaptologieLa captologie (de Computer as persuasive technologies) est cette nouvelle science du comportemental née de vies connectées à des machines où ceux qui se ressemblent se likent. Le postulat est que les outils numériques façonnent des comportements, cela va de soi, mais aussi des opinions. A ce jeux, les réseaux sociaux sont au cœur de l’influence. L’histoire des réseaux sociaux est pourtant très brève, mais en quelques années, elle a déjà bouleversé le monde. Avec 1 terrien sur 5 abonné à Facebook, les réseaux ont pris une place prépondérante dans l’information et les usages. Une étude à grande échelle menée chez 680 000 utilisateurs de Facebook a démontré que lorsque le flux d’informations reçues par un abonné était excessivement négatif ou positif, son propre jugement devenait alors lui aussi excessivement négatif ou positif, en dehors de tout contact physique avec les personnes ou les faits. Une autre étude du Pew Research Center démontrait la capacité des réseaux à cliver les opinions et à fédérer uniquement par similarités. Pour les marques, c’est un champ d’expérimentation comme l’a été la sociologie des groupes restreints  au XXème siècle. L’art consiste à exploiter la dynamique clivante des réseaux. Il faut  identifier des internautes influenceurs qui vont parler positivement d’un produit ou d’une marque, mais il faut également que cette information soit crédible aux yeux de l’internaute et rien de tel que l’émotion pour diffuser aux masses une info positive et relayée. Identifier les leviers émotionnels d’une marque, les scénariser,  les événementialiser, les diffuser via les réseaux sociaux et les faire relayer par des influenceurs biens choisis est une stratégie de marque profitable. Nombreuses sont celles qui la pratiquent déjà : Red Bull en est sans doute la référence.

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2

nov
Abribus connectés : un pas de plus vers une cité digitale

Abribus connectéD’ici à l’été 2015, 2 200 abribus de Paris vont être changés. Les précédents dataient de 1994 : on n’était pas loin du poinçonneur des Lilas. Vingt ans plus tard, la Ville et Decaux proposent un modèle « connecté ». Chaque usager pourra y recharger son portable ou sa tablette. Des écrans tactiles seront progressivement installés (pour 100 des 2 200 abribus seulement), qui délivreront des informations sur les environs et notamment les stations de Vélib’ et l’Autolib’ à proximité. L’effort est louable pour projeter un ciyoyen dans une cité toujours plus digitale, même si un projet plus abouti aurait permi à l’usager d’occuper son temps jusqu’au prochain bus en lui proposant des services publics ou marchands, en participant à des enquêtes de satisfaction en ligne ou en appelant un taxi si tel est son choix. La Ville de Paris a lancé un concours d’applications destinés aux nouveaux écrans. La volonté est là en attendant l’ambition.

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28

oct
Les réseaux sociaux favorisent-ils la discrimination à l’embauche ?
(c) Job-2.0.com

(c) Job-2.0.com

Des chercheurs de l’Université de Paris Sud viennent de faire la démonstration que des informations personnelles portées sur un profil Facebook avaient une incidence directe sur le taux de réponse à une candidature en vue d’obtenir un poste dans une entreprise. L’étude démontre également que la nature de ces informations (la langue parlée et le lieu de naissance dans le cas étudié) a une incidence sur le taux de retour des recruteurs. Et encore, les chercheurs ne s’avancent pas sur l’incidence de propos ou de photos sur l’avis de recruteurs potentiels, la recherche d’informations sur la toile étant une pratique largement répandue parmi les recruteurs. En soit, les réseaux ne sont pas à l’origine de ces comportements discriminatoires à l’embauche, mais ils permettent aux recruteurs de se formaliser un avis en collectant plus facilement des informations sur les candidats. Conséquence : soigner sa e-réputation est devenu un exercice auquel 78 % des cadres prêtent attention (selon une étude Apec de 2012). En cela, ils ont déjà intégré le fait que maîtriser son image numérique a une incidence sur sa carrière. Et 5% d’entre eux disent avoir été embauchés directement grâce aux réseaux sociaux, depuis 2008.

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24

oct
Les Atelières, Biscuiterie Jeannette : transformer les fans en donateurs

Bulb in TownC’est par un appel aux dons que les ex-Lejaby ont pu récolter plus de 650 000 € pour relancer Les Atelières et maintenir leur activité de lingerie haut de gamme. C’est par la même démarche que la Biscuiterie Jeannette, en dépôt de bilan, a dépassé ses objectifs de collecte sur la plateforme de crowdfunding Bulb in Town : 80 000 € récoltés pour 50 000 visés. Dans les deux cas, c’est le social qui, grâce au web, vient au secours du capitalisme défaillant. La preuve est faite que les marques ont intérêt à entretenir et développer cette nouvelle forme de matelas social, mobilisable dans les projets de croissance comme dans les coups durs. Cette nouvelle discipline pourrait concerner tout community manager : entretenir et développer un réseau social et mobilisable autour de la marque. Un enjeu autrement plus prometteur que la simple animation d’une communauté.

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10

oct
Le e-commerce et la tentation du point de vente

amazonScoop : Amazon va ouvrir un magasin en dur, à New York, au pied de l’Empire State Building, dans un des quartiers les plus chers de la ville. Pourquoi cette expérience « mortar » pour le géant du e-commerce ? Pourquoi « si tard », pourrait-on dire. Il y a une déviance culturelle chez les acteurs du net à penser que le consommateur serait mono-culturel et connecté. L’autre sophisme fréquent consiste à penser que ce sont les réseaux physiques qui devraient migrer vers le net. La réalité est pourtant simple et tient en deux constats : 1) le consommateur est multi-canal ; 2) la difficulté principale vient de la logistique : il y a un moment ou le physique rattrape le numérique. La complexité vient du fait que ses modes d’achat évoluent, s’adaptent et changent, indépendamment des canaux de distribution. En France, les grands distributeurs ont trouvé avec le drive une complémentarité efficace entre e-commerce et point de livraison. De nombreuses tentatives ont déjà eu lieu : le site MeilleursTaux s’est fait une place à partir du moment où il a acquis des agences. Dans le même temps, sous la poussée de la banque en ligne, les agences bancaires se vident. Les expériences multi-canal se multiplient. Pour appréhender un consommateur agile, les marques et les enseignes ont intérêt à réfléchir globalement et il est probable que les enseignes « mortar » aient une capacité d’adaptation plus forte que les pure players, parce qu’elles maîtrisent ce qui est le plus coûteux et le plus complexe dans la chaîne de distribution : le dernier mètre. Même Amazon y vient.

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8

oct
La démarche du Conseil National du Numérique engage l’Etat dans une stratégie digitale

conseil national numeriqueSoutenu par Manuel Valls, le Conseil National du Numérique (CNum) a pour vocation d’alimenter le gouvernement de la France en réflexions et propositions pour une société numérique en formation, à partir d’une démarche participative ouverte à tous. Quatre grands thèmes sont privilégiés : 1) Croissance, innovation, disruption 2) La loyauté dans l’environnement numérique 3) La transformation numérique de l’action publique 4) La société face à la métamorphose numérique. De deux choses l’une : soit le CNum est un « machin » qui donne bonne conscience mais dont on ne fera rien, sort réservé à à de nombreuses commissions, conseils, expertises… soit des travaux du CNum sortent les axes d’une stratégie digitale d’Etat. La porte étant ouverte, l’ensemble des acteurs du numérique, les premiers concernés, devraient s’y engouffrer. Au-delà, ce remue-méninges digital engage l’Etat dans la définition d’une véritable stratégie digitale : une vision, un objectif, des moyens. On veut y croire.

http://contribuez.cnnumerique.fr

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6

oct
Sur Twitter, 5 % de follow back, 10 % d’à peu près

14 10 06 HMPIl règne sur les réseaux sociaux une réputation d’inutilité, voire de manipulation des chiffres à la hausse. L’agence Estives a mené une expérience révélatrice des comportements des internautes sur Twitter. Tout d’abord, elle a créé un compte, « How Many People ? », sous la bannière d’un point d’interrogation avec pour toute information, une promesse claire : « no tweet, just follow ». Ensuite, elle a suivi de façon aléatoire des membres du réseau en sélectionnant ceux-ci via sa fonction « suggestions », jusqu’à la limite imposée par Twitter, soit 2 000 abonnés. Dans le même temps, 171 twittos se sont abonnés à ce compte énigmatique, anonyme et vide, soit un ratio de 8,5 %. Plus intéressant encore, de ces 171 abonnés, 97 sont des follow back (moins de 5 %), mais 74 non. Difficile de comprendre les motivations de ces derniers, qui ont eu une démarche pro active pour suivre un compte vide, mais on peut tirer de cette expérience deux enseignements. 1 : abonnez-vous à n’importe qui et 1 sur 20 vous suivra en retour, sans doute par mimétisme twitterien (le follow back) ; on imagine d’ailleurs qu’une marque ou une personne connue améliorera sensiblement ce ratio, ce qui lui permettra d’engranger de nouveaux abonnés avec la bénédiction de Twitter qui veille au bon équilibre abonnés / abonnements, sans toutefois révéler ce ratio. 2 : suivez vos statistiques, mais à 10 % près, ce qui en soit, n’est pas un chiffre inacceptable et confère à Twitter un véritable intérêt.

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30

sept
27 % des lecteurs de presse sont passés au digital

Le FigaroLa dernière étude Audipresse One sur l’audience de la presse confirme le basculement progressif de la consommation de la presse vers les supports numériques. Ce sont désormais 27 % des lecteurs qui ont une lecture de la presse via internet fixe ou mobile, en progression de 3 points. Reste une lecture sur papier encore majoritaire (57 % des lecteurs). Une mesure élargie de la consommation de la presse aux outils numériques confirme Le figaro comme première marque de presse (16.7 millions de lecteurs au cours des 30 derniers jours, tous supports), devant Femme Actuelle (16.4 millions) et 20 Minutes (15.3 millions). L’étude révèle également que les membres des réseaux sociaux sont sur-consommateurs de presse et 36 % des abonnés à Google+, Twitter ou Facebook suivent des pages de titres de presse. Ce glissement numérique renouvelle la notion d’audience et met les titres de presse au défi de leur modèle économique et de leur diffusion. D’un côté, des économies : en proposant le téléchargement de ses journaux, 20 Minutes a calculé pouvoir économiser 600 K€ par an sur les frais d’impression et de distribution, à audience comparable. D’un autre, un modèle de lecture payant qui peine s’imposer après l’ère du tout gratuit. C’est du côté des rédactions où la mutation est la plus sensible : une profession surprotégée et très avantagée tient à garder les prérogatives que le modèle numérique remet en question. Le volet social est ici, comme pour toutes les professions réglementées, un enjeu central de la révolution numérique.

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26

sept
Les auto-écoles face au défi numérique

Au ecoleAuto-ecole.net a grillé la priorité à Ornikar : en obtenant son agrément préfectoral, le site lance la première auto-école en ligne et promet des tarifs 40 % moins chers que le marché. Après les pharmaciens, les avocats ou les taxis, (cf.  http://www.revolution-numerique.fr/les-corporations-a-lepreuve-de-la-revolution-numerique/ ) c’est un nouveau métier réglementé qui fait sa révolution numérique. On s’étonne de n’en être qu’à ce stade tant il paraît évident que le e-learning peut s’adapter à l’apprentissage du code. Restera la conduite : il faudra être agréé auto-école pour proposer des cours de conduite. Mais il est fort à parier que les auto-écoles vont voir disparaître leur activité de formation au code de la route. Ce sont les éditeurs et autres e-formateurs qui vont s’accaparer ce marché.

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24

sept
Digitalisation des marchés : comment l’exemple du tourisme nous éclaire ?

Hertz 24 762 % des internautes commandent leurs voyages en ligne (Fevad). Le secteur du tourisme est celui qui a le plus engagé son business model dans le digital : en quoi ce précédent peut-il constituer un exemple pour les autres secteurs d’activités ? Frappé de plein fouet par cette digitalisation à marche forcée, le secteur du voyage est précurseur. Premiers concernés : les compagnies aériennes et les agences de voyages. Le modèle digital est au cœur des compagnies low cost qui sont devenus en dix ans des acteurs majeurs, là où les compagnies anciennes ont souffert ou disparu. Côté agences, on ne compte plus les difficultés de ces dernières, même s’il resterait 5 000 agences de voyages complètement déconnectées, jouant la proximité. Les loueurs de voitures ont également dû s’adapter : Hertz a lancé une première agence digitalisée à Paris début 2014, mais c’est surtout son service Hertz 24/7 sans intervention humaine qui symbolise sa mutation numérique. Les autres acteurs, tour opérateurs, réceptifs, offices de tourisme… déploient moult initiatives, dont beaucoup ne sont que des coups marketing. L’enjeu du secteur est l’adaptation à un modèle d’information et d’achat cross canal, fortement impacté par le social. La largeur ou l’unicité de l’offre, le multi-accès aux produits et les prix constituent des drivers forts et structurants. Les réseaux physiques continueront de souffrir jusqu’à leur complète adaptation à un modèle hybride, mêlant interactions humaines et digitales. Toute une chaîne industrielle doit s’adapter : on aurait tort de ne voir que la communication.

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19

sept
Réseaux sociaux, spirale du silence et convictions de groupes

Bipolarisation opinion USAprès avoir révélé que la bipolarisation de l’opinion publique s’accentuait aux Etats-Unis, le think tank Pew Research Center livre de nouvelles analyses et pas des moindres. Il observe que les utilisateurs des réseaux sociaux sont les moins enclins à partager leurs opinions en ligne (la « spirale su silence ») et ne les y partagent qu’entre personnes convaincues des mêmes opinions : plus de conviction, mais moins de débat. Ainsi, les réseaux sociaux cliveraient encore plus les opinions exprimées, les partisans ou les opposants d’une cause se rassemblant entre eux, à l’instar des pages Facebook qui fleurissent avec des centaines de milliers de « likes » en quelques heures et où ne s’expriment que des personnes partageant les mêmes opinions. Si l’étude demande des développements complémentaires, elle suggère un phénomène d’auto-persuasion et de renforcement de conviction des opinions de groupes – une dynamique bien connue des sociologues dans le réel – dont les marques peuvent utiliser les ressorts. Faites venir sur une page ou dans un groupe un nouveau fan, même tièdement convaincu, et l’opinion affichée et sans contradiction des autres membres renforcera son attachement à la marque.

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15

sept
Quel impact pour Netflix ?

NetflixJour J pour Netflix en France qui lance son offre de vidéos à la demande et par abonnement dans l’hexagone avec pour objectif de capter 10 % des foyers français d’ici deux à cinq ans. Sans avoir investi un centime en publicité, la promo de Netflix a été largement faite par ses propres concurrents qui ont déployé moult efforts pour dénigrer le supposé comportement prédateur de la plateforme de location de vidéos. Marchera, marchera pas, tuera la production ou y contribuera ? Le marché le dira. Une chose est certaine : l’impact de Netflix est en premier sociétal. Netflix est la formalisation d’une société de l’échange et du partage, ou la dématérialisation des biens renouvelle les modes de consommation. Plutôt payer moins cher pour consommer plus que payer pour posséder ; plutôt partager pour profiter plus que se réserver l’exclusivité d’un bien dont on se ne sert pas. Netflix est la continuité dans la vidéo d’AirBnB dans l’immobilier ou d’Uber dans les VTC. L’impact de Netflix est aussi environnemental et social. Une étude américaine a démontré que l’impact environnemental d’un film téléchargé à 200 miles était beaucoup moins important qu’un déplacement de 2 miles pour aller au vidéoclub. Revers de la médaille, Netflix contribue à la fin d’une ère économique qui entraîne de nombreuses pertes d’emplois chez les acteurs traditionnels. La transition numérique a un coût.

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10

sept
Les objets connectés, nouvel eldorado du web

IwatchComme toujours, dès qu’Apple s’empare d’un produit, la marque à la pomme le fait bien. Elle donne aussi le la d’un nouveau marché. C’est le cas de l’Apple Watch, sa gamme de montres qui ouvre les perspectives du boom du marché des objets connectés, le nouvel eldorado du web. Goldman Sachs a estimé qu’en 2017, un futur immédiat, il y aurait un marché mondial de 20 MM$ pour les objets portables connectés (montres, lunettes…), un autre de 13 MM$ pour les appareils domotiques connectés (alarmes, volets, frigos…) et qu’en 2020, plus de la moitié des véhicules produits seront connectés, soit plus de 60 millions. Au-delà d’un marché, c’est un changement de société qui s’annonce.

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8

sept
Les grandes entreprises françaises en retard sur leur migration digitale

Classement Enjeu les EchosLe classement publié par Enjeux Les Echos sur la maturité digitale des entreprises du CAC 40 a révélé quelques surprises. Au-delà du classement et du fait que des sociétés comme Airbus, L’Oréal ou Total n’aient pas souhaité répondre, l’étude livre plusieurs conclusions frappantes. Tout d’abord, à méthodologie comparable, la disparité est importantes entre sociétés concurrentes : la Société Générale fait 3 fois mieux que BNP Parisbas, LVMH surclasse Kering et GDF Suez distance EDF. Autre enseignement, Orange fait un pâle 8ème quand on aurait pensé le leader des télécoms en champion (avec un 4 sur 15 en « culture digitale »…). Seulement 20 sociétés ont la moyenne. La note de rentrée est sévère et montre le chemin qui reste à parcourir. D’état de l’art, ces appréciations font désormais partie de la réputation des plus grandes entreprises françaises, ce qui rajoute à l’enjeu de leur digitalisation. Nul doute que dans les services concernés, la remise en cause doit être importante.

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4

sept
Racheter des start up pour combler son retard numérique

EffiCityC’est une façon comme une autre de combler un retard d’adaptation technologique et marketing : le rachat de pépites technologiques. C’est la stratégie retenue par Foncia, le leader européen des services immobiliers résidentiels. En annonçant le rachat d’EffiCity, start up de l’immobilier qui développe des outils d’estimation de biens immobiliers en ligne, Foncia a également annoncé vouloir accélérer la digitalisation de ses activités et compte investir plus de 10 M€ dans des acquisitions ciblées. D’autres sociétés usent de la même démarche comme la foncière Altarea qui a racheté le site Rue du Commerce. Reste à réussir la fusion, et il n’est pas dit qu’une bonne équipe de geeks pourra faire migrer toute une entreprise de culture brick & mortar. La démarche a deux avantages immédiats : elle alimente le marché des start up à la revente, ce qui n’est pas pour déplaire aux primo investisseurs, et elle permet à l’acheteur de présenter ses efforts d’adaptation à la mutation numérique de façon beaucoup plus lisible que par des investissements internes.

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29

août
Vendue 10 €, la maison pourrait rapporter 1 million

maisonpour10€C’est un mode de vente original qu’a choisi un particulier des Ardennes pour vendre sa maison : organiser un jeu concours sur internet, moyennant une participation de 10 €, et récolter au minimum 1 million d’euros. L’heureux vainqueur gagnera une maison de 520 m² sur 2 000 m² de terrain située dans les Ardennes à 2 heures de Paris et dont la valeur est estimée à 2 millions d’euros. Si le jeu a peiné à démarrer – le vendeur a du repousser la date limite de participation de plusieurs mois – il devrait attirer 100 000 participants pour cette formule de vente expérimentale qui s’apparente à une forme audacieuse de crowdfunding et fera un très heureux nouveau propriétaire.

http://www.une-maison-pour-10-euros.com

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25

août
99% des posts sur les réseaux sociaux ne génèrent aucun engagement, et alors ?

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Selon une étude récente de SocialFlow, 99% des posts sur les réseaux sociaux ne génèrent aucun engagement. Cette étude a été réalisée sur 1,6M de posts sur Facebook, Twitter et Google+. Au-delà de la difficulté de générer du buzz sur les réseaux, cette étude pose d’abord la question plus globale de la pertinence des objectifs assignés aux réseaux par les annonceurs. En effet, l’engagement mesuré est un bon critère pour quantifier l’interaction, qu’en est-il pour mesurer l’action de « lecture » du post produit par le compte.

La question de la pertinence du contenu produit semble aussi primordiale…. Twitter teste en ce moment même l’affichage sur votre timeline de posts de comptes qu’il juge pertinents pour vous, au vu des comptes suivis par votre profil. Les community managers vont donc avoir fort à faire pour partager du contenu suffisamment pertinent pour profiter de cette nouvelle visibilité, sans polluer les timelines par un message déjà traité par ses confrères, et donc ne générant aucune interactivité.

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24

juil
Le crowdfunding commence à justifier son nom

Prêt d'UnionLa collecte par la foule décolle en France. 66 M€ ont été collectés au premier semestre 2014, soit le double de l’an dernier, dont il est vrai la moitié pour la seule plateforme Prêt d’Union qui avec son agrément bancaire, octroie des crédits à la consommation aux particuliers. Une trentaine d’acteurs en ligne se partagent ce marché émergent dédié aux prêts, aux dons ou aux prises de participations. Surtout, un million de français auraient déjà participé au crowdfunding, augurant d’une réelle capacité du marché à décoller et à s’imposer comme une nouvelle source de financement pour les particuliers ou les entreprises. C’est un autre aspect de la révolution numérique par la capacité à promouvoir un projet à une large cible touchée à moindre coût, et en retour, la possibilité pour les emprunteurs de lever des fonds auprès d’un public vaste, disséminé et anonyme. Surtout, internet est le bras armé de ce nouveau mode de financement.

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17

juil
La technologie LiFi transforme un éclairage en outil de communication numérique

ledOn connaissait le WiFi : voici mieux, le LiFi (pour Light Fidelity). De quoi s’agit-il ? Comme le WiFi, le LiFi est une technologie de communication sans fil, mais elle utilise le spectre optique, donc la lumière visible et non les ondes radio. Légèrement plus performante que le Bluetooth, le LiFi transmets des communications sans fil juqu’à une dizaine de mètres. Ce qui est révolutionnaire, c’est que ce sont désormais les éclairages LED qui pourront transmettre à distance un contenu multimédia (son, vidéo, géo-localisation, …) à une tablette ou un smartphone. Un luminaire allumé deviendra un vecteur de communication. On en devine aisément les applications multiples en B to B ou chez les particuliers. On peut par exemple connecter l’éclairage d’un point de vente aux smartphone des clients (comme leur envoyer une alerte ou une offre). Avec cette nouvelle technologie, l’éclairage bascule dans le monde du numérique. C’est ce que croît la start up française Lucibel qui vient de s’introduire à la bourse de Paris pour récolter les fonds nécessaires à sa croissance exponentielle. On voulait changer d’ampoule : on va changer de millénaire.

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8

juil
YouTube, déjà major, dans une guerre de titans

youtube-blocageA 3.5 MM$, son chiffre d’affaires serait inférieur aux prévisions. Déduction faite des 55 % reversés aux créateurs de contenus, la filiale de Google serait toutefois rentable. Tout part d’estimations, tant la transparence ne fait pas partie des mots-clés de Google, mais d’ores et déjà, YouTube est un major de l’image, plus gros diffuseur de vidéos dans le monde, même si Netflix le dépasse déjà en chiffre d’affaires. Au cœur des grandes batailles, les plateformes de partage de vidéos veulent fidéliser les gros diffuseurs. Yahoo!, qui a du renoncer à DailyMotion, rêve de lancer sa plateforme. Disney qui vient de racheter Maker Studio, a lancé la sienne. Tous les acteurs parient sur une réallocation des budgets TV des annonceurs en faveur des plateformes de diffusion de vidéos. La monétisation passera par cette évolution. Tous les grands acteurs du web et de l’image, diffuseurs, créateurs, réseaux, s’affrontent déjà dans une guerre de titans.

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1

juil
Le FairBooking, alternative aux centrales de réservation

FairbookingSur internet, il y a toujours plus malin et plus opportuniste. A peine le modèle des centrales de réservation d’hôtels installé, des initiatives apparaissent pour contrer Booking et autres Expedia. Avec 30 à 40 % du marché capté en quelques années, les centrales ont sans doute été trop gourmandes, prélevant des commissions allant jusqu’à 25 % du prix de la chambre, mécontentant les hôteliers. Surtout, elles ont tendance à vouloir contrôler le marché via des pratiques qui leur ont valu des assignations en justice par Arnaud Montebourg en personne. Lancé en 2013 par 18 hôteliers nantais, FairBooking va sortir un nouveau site aux fonctionnalités comparables aux centrales de réservation, mais orienté bénéfice client. Le principe est simple : redistribuer la commission des centrales entre l’hôtelier et le client et contourner leur intermédiation. En un an, 10 % des hôteliers français ont été séduits et le site passe à la vitesse supérieure et veut augmenter sa clientèle et se développer à l’international. C’est la désintermédiation 2.0 dans le tourisme : le modèle pourrait se propager et se répliquer. Internet n’est pas au bout de ses révolutions.

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26

juin
Pourquoi la Loi « anti-Amazon » va profiter à Amazon ?

Amazon PremiumLe Sénat vient d’adopter la loi déjà votée par l’Assemblée Nationale, dîte « Loi Anti-Amazon ». Dans le cadre du prix unique du livre, et afin de préserver les libraires, la loi interdit aux sites internet d’accorder la gratuité de la livraison. L’apparence est préservée, mais avec Bruxelles en embuscade, le Parlement s’est contenté d’une version a minima. Rien dans cette loi ne précise le montant minimum de la livraison (pourquoi pas 10 centimes ?) et elle sera facilement contournable. Amazon, qui s’attendait à pire, a d’ailleurs lancé son service Amazon Premium, qui pour 49 €/an, fait bénéficier à ses clients d’une livraison forfaitisée pour toutes leurs commandes d’une année. On ne pourra pas lui reprocher de faire la livraison gratuite et la Fnac s’est empressée de lui emboîter le pas avec son service similaire, Fnac Express +, vendu au même tarif… Non seulement cette loi « anti-Amazon » ne va pas pénaliser Amazon, mais elle va lui donner un sérieux argument pour vendre des frais de livraison qui amputaient une bonne partie de sa rentabilité jusqu’ici.

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23

juin
Réformer en fonction du nombre de likes ?

Bac trop dur FacebookTrainée de poudre sur les réseaux sociaux : estomaqués par la difficulté ressentie à la lecture de leurs sujets du baccalauréat,  les lycéens de la filière scientifique S se déchaînent sur les réseaux. 40 000 signataires d’une pétition en ligne qui dénonce le sujet de mathématiques, 15 000 likes en quelques heures sur une page Facebook, la presse qui s’en mêle… Le feu avait été mis aux poudres par un sujet de français dont les élèves de première avaient soupé la semaine dernière. Victor Hugo avait reçu des menaces de mort… Au moment où les mouvements sociaux se multiplient, la fronde des lycéens produit un écho numérique dont le gouvernement se serait bien passé. Pour la désamorcer, le ministre de l’Education, Benoît Hamon, a rappelé que des commissions d’harmonisation allaient tenir compte de la difficulté des sujets, une façon de dire que les 92 % de réussite de 2013 seront reconduit en 2014 quoiqu’il advienne… et d’avancer qu’on ne réforme pas le bac en fonction du nombre de likes. C’est pourtant bien ce qui est en train de se passer.

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12

juin
La première coupe du monde où les réseaux sociaux vont concurrencer la TV

#FIFAC’est le coup d’envoi de la coupe du monde de football au Brésil. L’événement planétaire va dépasser le milliard de téléspectateurs, mais cette année, les réseaux sociaux vont réellement concurrencer la télé. 5 millions de français envisagent de commenter les matchs de l’équipe de France sur Twitter ou Facebook, et il y a même 16 % des français qui suivront la compétition directement sur les réseaux, en majorité des moins de 35 ans, ce qui définit qu’à l’avenir, la télévision ne sera plus le seul mass média à couvrir les événements sportifs majeurs. 2 millions de français vont également suivre le compte d’une équipe ou d’un joueur. Le phénomène est de même ampleur partout dans le monde : le spectacle sera autant sur les écrans de télé que sur ceux des smartphones. Twitter a senti l’opportunité et lance les hashflags : si après # vous saisissez les trois lettres qui identifient un pays participant, automatiquement le drapeau du pays s’affichera dans votre tweet.

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7

juin
mySOS ou les secours sur smartphone

MySOSmySOS est une application qui met en rapport les personnes en détresse et les sauveteurs potentiels. Les premiers peuvent s’enregistrer : ils n’auront qu’à appuyer sur un bouton en cas d’alerte. Sont concernées toutes les personnes qui peuvent être vulnérables : séniors, malades, handicapés, enfants seuls… Les seconds recevront une alerte et grâce aux fonctionnalités de géolocalisation, pourront porter aide ou secours aux premiers. On peut imaginer que les secouristes volontaires, les bénévoles ou pourquoi pas les secours ou les forces de sécurité pourront s’abonner. Au-delà du business (l’application est lancée par un banquier d’affaires) mySOS, qui revendique 75 000 utilisateurs, est une petite révolution où le numérique peut aller jusqu’à sauver des vies.

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14

mai
Les Beacons, armes d’intrusion massive

beaconC’est sans doute le chaînon manquant entre le point de vente physique et le numérique : les beacons, ce sont ces petits capteurs que l’on peut facilement dissimuler à l’entrée d’un magasin ou dans un rayon et qui ont la faculté d’émettre un message en direction de tout smartphone qui passe à leur porté et dont la fonction bluetooth est activée. Comment résister à une offre de réduction qui fait vibrer votre mobile au moment même où vous prenez le produit en main ?

Aux USA, Apple a équipé ses 250 magasins. Des distributeurs et des chaînes ont équipé leurs points de vente comme les grands magasins Macy’s. Accessibles dès 5$ le boîtier, les beacons représentent un investissement infime pour un ROI monumental. Seule contrainte : les consommateurs doivent télécharger une application permettant de détecter les messages émis par les beacons, ce qui ne devrait pas être trop difficile à obtenir auprès des accros des marques. Le danger, c’est la saturation. Le risque d’intrusion est fort, mais si les enseignes sont intelligentes, c’est peut-être la poule aux œufs d’or qui va renouveler la complémentarité physique + numérique.

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7

mai
Pourquoi TripAdvisor rachète La Fourchette ?

La Fourchette Le géant américain au CA d’1MM$ confirmera dans les prochaines semaines le rachat de La Fourchette, premier site de réservation de restaurants en France. La Fourchette, qui a été valorisée plus de 40 millions d’euros lors d’une récente levée de fonds, ne représente pourtant qu’une petite bouché pour le site américain et ses 2 000 salariés. TripAdvisor s’est lancé dans une politique de rachats tous azimuths dans le domaine du tourisme online : Tiny Post, Gate Guru, ou Oyster sont ainsi rentrés dans son escarcelle. Aux Etats-Unis, TripAdvisor est passé à côté du marché de la réservation en ligne, capté par OpenTable. Racheter La Fourchette lui permet de se rattraper en Europe en verrouillant le marché et de compléter ses bases de données consommateurs et ses partenariats B to B, les deux jambes de son modèle économique. C’est encore une belle start up française qui passe sous pavillons étranger. Quand le sussès commercial n’est pas suffisant, les leaders du web préfèrent payer.

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9

avr
Altarea-Cogedim poursuit dans la convergence store + digital

e-cityLe nouveau centre commercial Qwartz inauguré en banlieue nord de Paris, dernier né du Groupe Altarea-Cogedim, s’étendra sur 85 000 m² partagés entre 165 enseignes en majorité textiles. Le centre commercial inaugure également une nouvelle approche avec la création de e-City, un corner dédié au e-commerce. Sur des écrans, les clients du centre pourront accéder à l’offre de e-commerçants partenaires, comme Made.com, qui y proposeront, par exemple, des ventes privées réservées aux visiteurs de Qwartz, en l’échange d’un bail d’un an et d’une commission de 6 à 15 % du CA réalisé. Après le rachat de RueduCommerce, ou l’installation de murs digitaux dans des gares, Altarea-Cogedim fait un pas de plus dans la convergence store + digital et veut convertir sa capacité à créer du trafic dans ses centres commerciaux en chiffre d’affaires pour les sites marchands. Le pari n’est pas évident : il suppose qu’un consommateur va se déplacer dans un centre commercial pour acheter sur un écran, ce qu’il peut faire de chez lui. Les e-commerçants y verront eux un surcroît de visibilité et l’opportunité de tester de nouveaux débouchés.

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2

avr
La carte à puce pour remplacer les titres restaurants

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Les 3.5 millions de salariés bénéficiaires des titres restaurants en France vont désormais pouvoir utiliser une carte à puce rechargeable et utilisable sur les terminaux à cartes bancaires des 182 000 restaurateurs et commerçants affiliés. Quinze ans après la Carte Vitale, la bascule numérique est tardive. Les gros acteurs du secteur, Edenred (Ticket Restaurant), Chèque Déjeuner, Sodexo et Natixis (Chèque de Table) ont semble-t-il craint qu’un support numérique, assez proche d’un porte-monnaie électronique, soit la porte ouverte à une nouvelle forme de concurrence, notamment des banques. Deux nouveaux entrants se sont immédiatement positionnés : Monéo Resto, qui vise 10 % de part de marché en 2017, et Resto Flash qui proposera un paiement par Smartphone. Un chamboulement pour ce marché jusqu’ici très régulé. Effet collatéral : la digitalisation des données permettra une connaissance plus fine des habitudes de consommation des bénéficiaires ainsi qu’un marketing géolocalisé plus pointu. Au-delà de l’enjeu financier pour les émetteurs de titres, l’enjeu est aussi marketing et commercial ce dont les éditeurs veulent tirer parti : Edenred a déjà annoncé son intention de diffuser des promotions.

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19

mar
Avec 80 % de son CA sur internet, 3 Suisses abandonne le papier

catalogue-3suissesFin d’un bon gros mythe de 1 000 pages : 3 Suisses annoncent l’abandon de son catalogue papier. Avec 80 % de ses ventes déjà réalisées sur internet, le reste par téléphone, le papier devenait une vitrine coûteuse ; resteront quelques petits catalogues thématiques.

La vente à distance souffre depuis plusieurs années. La Camif et La Redoute on fait défaut et 3 Suisses perd de l’argent depuis 5 ans. Les gros acteurs du secteur doivent réinventer un modèle autour du numérique.

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14

mar
Les corporations à l’épreuve de la révolution numérique

Demanderjustice.comUn à un, les corporations sont secouées par l’irruption de modèles numériques dans leurs périmètres d’activité. Il y a eu les taxis contre les VTC et leurs clients équipés de smartphones leur signalant les véhicules libres. Il y a eu les pharmaciens qui n’ont pas pu empêcher la vente en ligne de médicaments, même si l’exercice est assujetti à une officine. Ils échapperont à la fin tragique des journaux gratuits de petites annonces : rayés de la carte. On ne parle même plus des Commissaires Priseurs, tant le modèle des enchères est presque aussi vieux que le web. Les avocats, à leur tour, viennent de perdre une manche : le barreau de Paris a relaxé le site Demanderjustice.com de leur saisie pour exercice illégal de la profession d’avocat. Il est donc possible de préparer en ligne et sans avocat, la saisine d’un juge de proximité. Internet a 25 ans et la mutation numérique n’en est qu’à ses débuts. Réalisons que tous les monopoles et tous les prés carrés vont disparaître.

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6

mar
Pourquoi les Big Fyg rachètent tout ?

whatsapp[1]Record battu : Facebook a sorti 19 MM$ pour racheter WhatsApp, une start up de 55 personnes. En quelques années, les Big Fyg –Facebook, Yahoo !, Google – ont raflé toutes les start up prometteuses  du web, à l’exception de leurs congénères de la même génération, tels LinkedIn et Twitter, qui ont pris de vitesse leurs appétits pour aller en bourse, et des irréductibles comme SnapChat, qui a refusé une offre à 3 MM$ de Facebook. Depuis dix ans, Facebook a racheté des dizaines de sociétés (dont Instagram) ou de brevets, Google plus de 100 (dont YouTube) et Yahoo!, qui tente de se relancer en multipliant les acquisitions et a conclu des deals comme Tumblr. C’est simple, l’appétit des Big Fyg est tel, qu’ils assèchent le marché : aujourd’hui, un nouveau Google n’aurait pas le temps de grandir. Stratégie défensive, les Big Fyg rachètent tout ce qui pourrait présenter une forme de concurrence à venir : marques, brevets, cerveaux, fichiers clients… Et leurs moyens financiers sont maintenant sans limite.

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28

fév
Les classes moyennes vont-elles payer le prix de la révolution numérique ?

Average is overTyler Cowen, économiste américain, n’y va pas mollement en prédisant que la révolution numérique va conduire à l’extinction de la classe moyenne. Il prédit une bi-polarisation de la société des pays développés entre une classe dominante et propriétaire (10 à 15 % de la population) et une classe asservie, productrice mais sous contrôle numérique, consommatrice de prestations dévalorisées car rendues très abordables par la digitalisation de la société. Le raisonnement est toutefois le même que celui fait au début du XXème siècle qui voyait, avec la révolution industrielle, la paupérisation accrue de la classe populaire. Il en a été l’inverse et l’offre accrue de produits bon marchés a favorisé le développement d’une classe moyenne plus large pour les consommer et fatalement les produire. Relevé des compteurs au XXIIème siècle.

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4

fév
Vantardise et dénonciation : le pile et le face d’internet

Internet signalementIl avait maltraité un chat et s’en était vanté sur Facebook : il n’a fallu que quelques heures à la police pour identifier le fautif, le déférer devant la justice et le faire condamner à un an de prison. Même situation en Isère où deux jeunes maltraitent un handicapé mental : quelques heures après la diffusion de leurs images, les fautifs sont en garde à vue.

C’est un phénomène nouveau où internet joue le pile et le face d’une société qui dessine ses nouveaux contours. D’un côté, la tentation de la notoriété facile, via les réseaux sociaux. De l’autre, la dénonciation collective, via les réseaux également, mais aussi via des sites comme www.internet-signalement.gouv.fr « portail officiel de signalement des contenus illicites sur internet » du Ministère de l’Intérieur, 124 000 signalements au compteur rien que pour 2013. Officiellement, le portail vise à identifier les contenus illicites diffusés sur la toile ; dans les faits, c’est aussi un appel à la délation, pratique autorisée en Suisse mais interdite en France. Ce qu’internet donne d’un côté, il le reprend de l’autre.

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29

jan
Le digital balaye tout

Trois ans après la le lancement du premier iPad d’Apple, le marché du digital est en train de tout balayer. Il s’est vendu en 2013 plus d’un milliard de smartphone dans le monde et  plus de 300 millions de tablettes, soit un peu plus que de PC, dont les ventes fléchissent. Autre dommage collatéral : il se vend moins de téléviseurs. En France, les ventes téléviseurs se sont écroulées, passant de 8.5 millions d’appareils en 2011 à 5.5 millions en 2013. Parallèlement, les consoles de jeu s’effondrent. Nitendo pensait vendre 9 millions de WiiU dans le monde : il n’en a écoulé que 5.8 millions depuis son lancement. Le smartphone et la tablette sont des tout-en-un « market killers » : téléphone, musique, radio, vidéo, appareil photos, liseuse, internet, mails, réseaux sociaux, terminaux de paiement… ils font tout avec l’atout de la mobilité en plus. Ils sont d’autant plus imparables que la position de média de la simultanéité leur va très bien : ils sont toujours activés. C’est la révolution dans la révolution numérique.

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22

jan
Amazon prépare la prédiction des ventes

Amazon-CartonLe géant américain vient de déposer un brevet qui révèle un projet autrement plus structurant pour le e-commerce que les annonces spectaculaires de livraisons par drones. Le Wall Street Journal révèle qu’Amazon a mis au point une technologie prédictive lui permettant d’anticiper les commandes de ses clients avant même le clic décisif. Basée sur l’historique client et le parcours client actif (page en cours de visite), la méthode permet à Amazon d’enclencher la livraison avant même de clic final de son client. Dans les faits, le produit supposé commandé rejoint une plateforme logistique tampon en attente de confirmation réelle. S’il a quelque chose de troublant, aux confins d’un Minority Report du e-commerce, la méthode n’est pas tant que cela innovante. Les VPCistes ont depuis longtemps pratiqué l’envoi de produits dont l’acceptation fait office de vente. Dans l’édition, métier d’origine d’Amazon, France Loisirs envoie ses sélections à ses abonnés : ce n’est qu’après réception que ceux-ci confirme la commande, l’éditeur ayant tout intérêt à parfaitement cibler les attentes de ses clients, et il le fait d’autant mieux qu’il en connaît l’historique. Reste qu’Amazon se projette dans une nouvelle forme de relation client, passant du « vous aimeriez aussi » au « vous commanderez aussi ».

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