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10

juin
« Ubérisation » : la panique s’empare de la vieille économie

Uber appliLa vague de numérisation de l’économie n’en est qu’à ses débuts et les vieilles puissances économiques réalisent à quel point leurs positions peuvent s’écrouler à brève échéance. Notre économie a été façonnée par la révolution industrielle de la fin du XIXème siècle. Ce sont les industriels qui ont défini les contours des marchés à partir de logiques industrielles, et qui en ont verrouillé l’accès par des barrières à l’entrée infranchissables 

La vague de numérisation de l’économie n’en est qu’à ses débuts et les vieilles puissances économiques réalisent à quel point leurs positions peuvent s’écrouler à brève échéance. Notre économie a été façonnée par la révolution industrielle de la fin du XIXème siècle. Ce sont les industriels qui ont défini les contours des marchés à partir de logiques industrielles, et qui en ont verrouillé l’accès par des barrières à l’entrée infranchissables : poids des investissements, règlementations, importance de la géographie.

Les nouveaux acteurs du numérique ont redessiné les contours des marchés en partant d’une notion simple : si c’est plus pratique pour le client, il choisira leur solution. En partant du besoin, le problème du client n’est pas de « prendre le train » ou de « prendre l’avion » (logiques industrielles) mais de se déplacer d’un point A à un point B (logique de service). Amazon ? Plus accessible et plus universel que le libraire du coin. Uber ? Plus disponible et moins cher que la compagnie de taxi. Booking ? Plus large et plus promotionnel que les chaînes hôtelières.

Après vingt années de croissance des acteurs digitaux, non sans soubresauts et autres bulles, les acteurs en place qui les avaient observés avec dédain réalisent brutalement que leurs modèles ne sont plus imbattables. Centrés sur les besoins des clients, les acteurs du digital peuvent également remonter dans la chaîne de valeurs et redéfinir les contours des marchés, avec l’agilité de ceux qui n’ont pas à supporter le poids d’outils industriels lourds et onéreux. Certains des industriels réagissent et redéfinissent leur approche, d’autres tentent de rattraper leur retard en absorbant des start up. Une grande partie d’entre eux cèdent à la panique. Il leur sera difficile de s’adapter : le digital est une disruption, pas une évolution.

: poids des investissements, règlementations, importance de la géographie.

Les nouveaux acteurs du numérique ont redessiné les contours des marchés en partant d’une notion simple : si c’est plus pratique pour le client, il choisira leur solution. En partant du besoin, le problème du client n’est pas de « prendre le train » ou de « prendre l’avion » (logiques industrielles) mais de se déplacer d’un point A à un point B (logique de service). Amazon ? Plus accessible et plus universel que le libraire du coin. Uber ? Plus disponible et moins cher que la compagnie de taxi. Booking ? Plus large et plus promotionnel que les chaînes hôtelières.

Après vingt années de croissance des acteurs digitaux, non sans soubresauts et autres bulles, les acteurs en place qui les avaient observés avec dédain réalisent brutalement que leurs modèles ne sont plus imbattables. Centrés sur les besoins des clients, les acteurs du digital peuvent également remonter dans la chaîne de valeurs et redéfinir les contours des marchés, avec l’agilité de ceux qui n’ont pas à supporter le poids d’outils industriels lourds et onéreux. Certains des industriels réagissent et redéfinissent leur approche, d’autres tentent de rattraper leur retard en absorbant des start up. Une grande partie d’entre eux cèdent à la panique. Il leur sera difficile de s’adapter : le digital est une disruption, pas une évolution.

Catégorie: BUSINESS MODELS | Pas de commentaires

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