un peu d’analyse dans ce monde de clics
Le blog en partenariat avec Estives
26

juin
Pourquoi la Loi « anti-Amazon » va profiter à Amazon ?

Amazon PremiumLe Sénat vient d’adopter la loi déjà votée par l’Assemblée Nationale, dîte « Loi Anti-Amazon ». Dans le cadre du prix unique du livre, et afin de préserver les libraires, la loi interdit aux sites internet d’accorder la gratuité de la livraison. L’apparence est préservée, mais avec Bruxelles en embuscade, le Parlement s’est contenté d’une version a minima. Rien dans cette loi ne précise le montant minimum de la livraison (pourquoi pas 10 centimes ?) et elle sera facilement contournable. Amazon, qui s’attendait à pire, a d’ailleurs lancé son service Amazon Premium, qui pour 49 €/an, fait bénéficier à ses clients d’une livraison forfaitisée pour toutes leurs commandes d’une année. On ne pourra pas lui reprocher de faire la livraison gratuite et la Fnac s’est empressée de lui emboîter le pas avec son service similaire, Fnac Express +, vendu au même tarif… Non seulement cette loi « anti-Amazon » ne va pas pénaliser Amazon, mais elle va lui donner un sérieux argument pour vendre des frais de livraison qui amputaient une bonne partie de sa rentabilité jusqu’ici.

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23

juin
Réformer en fonction du nombre de likes ?

Bac trop dur FacebookTrainée de poudre sur les réseaux sociaux : estomaqués par la difficulté ressentie à la lecture de leurs sujets du baccalauréat,  les lycéens de la filière scientifique S se déchaînent sur les réseaux. 40 000 signataires d’une pétition en ligne qui dénonce le sujet de mathématiques, 15 000 likes en quelques heures sur une page Facebook, la presse qui s’en mêle… Le feu avait été mis aux poudres par un sujet de français dont les élèves de première avaient soupé la semaine dernière. Victor Hugo avait reçu des menaces de mort… Au moment où les mouvements sociaux se multiplient, la fronde des lycéens produit un écho numérique dont le gouvernement se serait bien passé. Pour la désamorcer, le ministre de l’Education, Benoît Hamon, a rappelé que des commissions d’harmonisation allaient tenir compte de la difficulté des sujets, une façon de dire que les 92 % de réussite de 2013 seront reconduit en 2014 quoiqu’il advienne… et d’avancer qu’on ne réforme pas le bac en fonction du nombre de likes. C’est pourtant bien ce qui est en train de se passer.

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12

juin
La première coupe du monde où les réseaux sociaux vont concurrencer la TV

#FIFAC’est le coup d’envoi de la coupe du monde de football au Brésil. L’événement planétaire va dépasser le milliard de téléspectateurs, mais cette année, les réseaux sociaux vont réellement concurrencer la télé. 5 millions de français envisagent de commenter les matchs de l’équipe de France sur Twitter ou Facebook, et il y a même 16 % des français qui suivront la compétition directement sur les réseaux, en majorité des moins de 35 ans, ce qui définit qu’à l’avenir, la télévision ne sera plus le seul mass média à couvrir les événements sportifs majeurs. 2 millions de français vont également suivre le compte d’une équipe ou d’un joueur. Le phénomène est de même ampleur partout dans le monde : le spectacle sera autant sur les écrans de télé que sur ceux des smartphones. Twitter a senti l’opportunité et lance les hashflags : si après # vous saisissez les trois lettres qui identifient un pays participant, automatiquement le drapeau du pays s’affichera dans votre tweet.

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7

juin
mySOS ou les secours sur smartphone

MySOSmySOS est une application qui met en rapport les personnes en détresse et les sauveteurs potentiels. Les premiers peuvent s’enregistrer : ils n’auront qu’à appuyer sur un bouton en cas d’alerte. Sont concernées toutes les personnes qui peuvent être vulnérables : séniors, malades, handicapés, enfants seuls… Les seconds recevront une alerte et grâce aux fonctionnalités de géolocalisation, pourront porter aide ou secours aux premiers. On peut imaginer que les secouristes volontaires, les bénévoles ou pourquoi pas les secours ou les forces de sécurité pourront s’abonner. Au-delà du business (l’application est lancée par un banquier d’affaires) mySOS, qui revendique 75 000 utilisateurs, est une petite révolution où le numérique peut aller jusqu’à sauver des vies.

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