un peu d’analyse dans ce monde de clics
Le blog en partenariat avec Estives
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30

sept
27 % des lecteurs de presse sont passés au digital

Le FigaroLa dernière étude Audipresse One sur l’audience de la presse confirme le basculement progressif de la consommation de la presse vers les supports numériques. Ce sont désormais 27 % des lecteurs qui ont une lecture de la presse via internet fixe ou mobile, en progression de 3 points. Reste une lecture sur papier encore majoritaire (57 % des lecteurs). Une mesure élargie de la consommation de la presse aux outils numériques confirme Le figaro comme première marque de presse (16.7 millions de lecteurs au cours des 30 derniers jours, tous supports), devant Femme Actuelle (16.4 millions) et 20 Minutes (15.3 millions). L’étude révèle également que les membres des réseaux sociaux sont sur-consommateurs de presse et 36 % des abonnés à Google+, Twitter ou Facebook suivent des pages de titres de presse. Ce glissement numérique renouvelle la notion d’audience et met les titres de presse au défi de leur modèle économique et de leur diffusion. D’un côté, des économies : en proposant le téléchargement de ses journaux, 20 Minutes a calculé pouvoir économiser 600 K€ par an sur les frais d’impression et de distribution, à audience comparable. D’un autre, un modèle de lecture payant qui peine s’imposer après l’ère du tout gratuit. C’est du côté des rédactions où la mutation est la plus sensible : une profession surprotégée et très avantagée tient à garder les prérogatives que le modèle numérique remet en question. Le volet social est ici, comme pour toutes les professions réglementées, un enjeu central de la révolution numérique.

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26

sept
Les auto-écoles face au défi numérique

Au ecoleAuto-ecole.net a grillé la priorité à Ornikar : en obtenant son agrément préfectoral, le site lance la première auto-école en ligne et promet des tarifs 40 % moins chers que le marché. Après les pharmaciens, les avocats ou les taxis, (cf.  http://www.revolution-numerique.fr/les-corporations-a-lepreuve-de-la-revolution-numerique/ ) c’est un nouveau métier réglementé qui fait sa révolution numérique. On s’étonne de n’en être qu’à ce stade tant il paraît évident que le e-learning peut s’adapter à l’apprentissage du code. Restera la conduite : il faudra être agréé auto-école pour proposer des cours de conduite. Mais il est fort à parier que les auto-écoles vont voir disparaître leur activité de formation au code de la route. Ce sont les éditeurs et autres e-formateurs qui vont s’accaparer ce marché.

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24

sept
Digitalisation des marchés : comment l’exemple du tourisme nous éclaire ?

Hertz 24 762 % des internautes commandent leurs voyages en ligne (Fevad). Le secteur du tourisme est celui qui a le plus engagé son business model dans le digital : en quoi ce précédent peut-il constituer un exemple pour les autres secteurs d’activités ? Frappé de plein fouet par cette digitalisation à marche forcée, le secteur du voyage est précurseur. Premiers concernés : les compagnies aériennes et les agences de voyages. Le modèle digital est au cœur des compagnies low cost qui sont devenus en dix ans des acteurs majeurs, là où les compagnies anciennes ont souffert ou disparu. Côté agences, on ne compte plus les difficultés de ces dernières, même s’il resterait 5 000 agences de voyages complètement déconnectées, jouant la proximité. Les loueurs de voitures ont également dû s’adapter : Hertz a lancé une première agence digitalisée à Paris début 2014, mais c’est surtout son service Hertz 24/7 sans intervention humaine qui symbolise sa mutation numérique. Les autres acteurs, tour opérateurs, réceptifs, offices de tourisme… déploient moult initiatives, dont beaucoup ne sont que des coups marketing. L’enjeu du secteur est l’adaptation à un modèle d’information et d’achat cross canal, fortement impacté par le social. La largeur ou l’unicité de l’offre, le multi-accès aux produits et les prix constituent des drivers forts et structurants. Les réseaux physiques continueront de souffrir jusqu’à leur complète adaptation à un modèle hybride, mêlant interactions humaines et digitales. Toute une chaîne industrielle doit s’adapter : on aurait tort de ne voir que la communication.

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19

sept
Réseaux sociaux, spirale du silence et convictions de groupes

Bipolarisation opinion USAprès avoir révélé que la bipolarisation de l’opinion publique s’accentuait aux Etats-Unis, le think tank Pew Research Center livre de nouvelles analyses et pas des moindres. Il observe que les utilisateurs des réseaux sociaux sont les moins enclins à partager leurs opinions en ligne (la « spirale su silence ») et ne les y partagent qu’entre personnes convaincues des mêmes opinions : plus de conviction, mais moins de débat. Ainsi, les réseaux sociaux cliveraient encore plus les opinions exprimées, les partisans ou les opposants d’une cause se rassemblant entre eux, à l’instar des pages Facebook qui fleurissent avec des centaines de milliers de « likes » en quelques heures et où ne s’expriment que des personnes partageant les mêmes opinions. Si l’étude demande des développements complémentaires, elle suggère un phénomène d’auto-persuasion et de renforcement de conviction des opinions de groupes – une dynamique bien connue des sociologues dans le réel – dont les marques peuvent utiliser les ressorts. Faites venir sur une page ou dans un groupe un nouveau fan, même tièdement convaincu, et l’opinion affichée et sans contradiction des autres membres renforcera son attachement à la marque.

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15

sept
Quel impact pour Netflix ?

NetflixJour J pour Netflix en France qui lance son offre de vidéos à la demande et par abonnement dans l’hexagone avec pour objectif de capter 10 % des foyers français d’ici deux à cinq ans. Sans avoir investi un centime en publicité, la promo de Netflix a été largement faite par ses propres concurrents qui ont déployé moult efforts pour dénigrer le supposé comportement prédateur de la plateforme de location de vidéos. Marchera, marchera pas, tuera la production ou y contribuera ? Le marché le dira. Une chose est certaine : l’impact de Netflix est en premier sociétal. Netflix est la formalisation d’une société de l’échange et du partage, ou la dématérialisation des biens renouvelle les modes de consommation. Plutôt payer moins cher pour consommer plus que payer pour posséder ; plutôt partager pour profiter plus que se réserver l’exclusivité d’un bien dont on se ne sert pas. Netflix est la continuité dans la vidéo d’AirBnB dans l’immobilier ou d’Uber dans les VTC. L’impact de Netflix est aussi environnemental et social. Une étude américaine a démontré que l’impact environnemental d’un film téléchargé à 200 miles était beaucoup moins important qu’un déplacement de 2 miles pour aller au vidéoclub. Revers de la médaille, Netflix contribue à la fin d’une ère économique qui entraîne de nombreuses pertes d’emplois chez les acteurs traditionnels. La transition numérique a un coût.

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