un peu d’analyse dans ce monde de clics
Le blog en partenariat avec Estives
28

oct
Les réseaux sociaux favorisent-ils la discrimination à l’embauche ?
(c) Job-2.0.com

(c) Job-2.0.com

Des chercheurs de l’Université de Paris Sud viennent de faire la démonstration que des informations personnelles portées sur un profil Facebook avaient une incidence directe sur le taux de réponse à une candidature en vue d’obtenir un poste dans une entreprise. L’étude démontre également que la nature de ces informations (la langue parlée et le lieu de naissance dans le cas étudié) a une incidence sur le taux de retour des recruteurs. Et encore, les chercheurs ne s’avancent pas sur l’incidence de propos ou de photos sur l’avis de recruteurs potentiels, la recherche d’informations sur la toile étant une pratique largement répandue parmi les recruteurs. En soit, les réseaux ne sont pas à l’origine de ces comportements discriminatoires à l’embauche, mais ils permettent aux recruteurs de se formaliser un avis en collectant plus facilement des informations sur les candidats. Conséquence : soigner sa e-réputation est devenu un exercice auquel 78 % des cadres prêtent attention (selon une étude Apec de 2012). En cela, ils ont déjà intégré le fait que maîtriser son image numérique a une incidence sur sa carrière. Et 5% d’entre eux disent avoir été embauchés directement grâce aux réseaux sociaux, depuis 2008.

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24

oct
Les Atelières, Biscuiterie Jeannette : transformer les fans en donateurs

Bulb in TownC’est par un appel aux dons que les ex-Lejaby ont pu récolter plus de 650 000 € pour relancer Les Atelières et maintenir leur activité de lingerie haut de gamme. C’est par la même démarche que la Biscuiterie Jeannette, en dépôt de bilan, a dépassé ses objectifs de collecte sur la plateforme de crowdfunding Bulb in Town : 80 000 € récoltés pour 50 000 visés. Dans les deux cas, c’est le social qui, grâce au web, vient au secours du capitalisme défaillant. La preuve est faite que les marques ont intérêt à entretenir et développer cette nouvelle forme de matelas social, mobilisable dans les projets de croissance comme dans les coups durs. Cette nouvelle discipline pourrait concerner tout community manager : entretenir et développer un réseau social et mobilisable autour de la marque. Un enjeu autrement plus prometteur que la simple animation d’une communauté.

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10

oct
Le e-commerce et la tentation du point de vente

amazonScoop : Amazon va ouvrir un magasin en dur, à New York, au pied de l’Empire State Building, dans un des quartiers les plus chers de la ville. Pourquoi cette expérience « mortar » pour le géant du e-commerce ? Pourquoi « si tard », pourrait-on dire. Il y a une déviance culturelle chez les acteurs du net à penser que le consommateur serait mono-culturel et connecté. L’autre sophisme fréquent consiste à penser que ce sont les réseaux physiques qui devraient migrer vers le net. La réalité est pourtant simple et tient en deux constats : 1) le consommateur est multi-canal ; 2) la difficulté principale vient de la logistique : il y a un moment ou le physique rattrape le numérique. La complexité vient du fait que ses modes d’achat évoluent, s’adaptent et changent, indépendamment des canaux de distribution. En France, les grands distributeurs ont trouvé avec le drive une complémentarité efficace entre e-commerce et point de livraison. De nombreuses tentatives ont déjà eu lieu : le site MeilleursTaux s’est fait une place à partir du moment où il a acquis des agences. Dans le même temps, sous la poussée de la banque en ligne, les agences bancaires se vident. Les expériences multi-canal se multiplient. Pour appréhender un consommateur agile, les marques et les enseignes ont intérêt à réfléchir globalement et il est probable que les enseignes « mortar » aient une capacité d’adaptation plus forte que les pure players, parce qu’elles maîtrisent ce qui est le plus coûteux et le plus complexe dans la chaîne de distribution : le dernier mètre. Même Amazon y vient.

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8

oct
La démarche du Conseil National du Numérique engage l’Etat dans une stratégie digitale

conseil national numeriqueSoutenu par Manuel Valls, le Conseil National du Numérique (CNum) a pour vocation d’alimenter le gouvernement de la France en réflexions et propositions pour une société numérique en formation, à partir d’une démarche participative ouverte à tous. Quatre grands thèmes sont privilégiés : 1) Croissance, innovation, disruption 2) La loyauté dans l’environnement numérique 3) La transformation numérique de l’action publique 4) La société face à la métamorphose numérique. De deux choses l’une : soit le CNum est un « machin » qui donne bonne conscience mais dont on ne fera rien, sort réservé à à de nombreuses commissions, conseils, expertises… soit des travaux du CNum sortent les axes d’une stratégie digitale d’Etat. La porte étant ouverte, l’ensemble des acteurs du numérique, les premiers concernés, devraient s’y engouffrer. Au-delà, ce remue-méninges digital engage l’Etat dans la définition d’une véritable stratégie digitale : une vision, un objectif, des moyens. On veut y croire.

http://contribuez.cnnumerique.fr

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6

oct
Sur Twitter, 5 % de follow back, 10 % d’à peu près

14 10 06 HMPIl règne sur les réseaux sociaux une réputation d’inutilité, voire de manipulation des chiffres à la hausse. L’agence Estives a mené une expérience révélatrice des comportements des internautes sur Twitter. Tout d’abord, elle a créé un compte, « How Many People ? », sous la bannière d’un point d’interrogation avec pour toute information, une promesse claire : « no tweet, just follow ». Ensuite, elle a suivi de façon aléatoire des membres du réseau en sélectionnant ceux-ci via sa fonction « suggestions », jusqu’à la limite imposée par Twitter, soit 2 000 abonnés. Dans le même temps, 171 twittos se sont abonnés à ce compte énigmatique, anonyme et vide, soit un ratio de 8,5 %. Plus intéressant encore, de ces 171 abonnés, 97 sont des follow back (moins de 5 %), mais 74 non. Difficile de comprendre les motivations de ces derniers, qui ont eu une démarche pro active pour suivre un compte vide, mais on peut tirer de cette expérience deux enseignements. 1 : abonnez-vous à n’importe qui et 1 sur 20 vous suivra en retour, sans doute par mimétisme twitterien (le follow back) ; on imagine d’ailleurs qu’une marque ou une personne connue améliorera sensiblement ce ratio, ce qui lui permettra d’engranger de nouveaux abonnés avec la bénédiction de Twitter qui veille au bon équilibre abonnés / abonnements, sans toutefois révéler ce ratio. 2 : suivez vos statistiques, mais à 10 % près, ce qui en soit, n’est pas un chiffre inacceptable et confère à Twitter un véritable intérêt.

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